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Une bibliothèque devenue chenil — et restée bibliothèque.

Neuf ans, une seule race, et une règle qui n'a jamais changé : jamais plus de chiots qu'on ne peut en connaître par leur tempérament.

Notre histoire

Le cabinet de mon grand-père n'a jamais vraiment changé de vocation.

Mon grand-père, Rémi Prévost, a passé quarante ans à relier et à vendre des livres anciens rue Sainte-Ursule. Il appelait la grande pièce du rez-de-chaussée « le cabinet » — ses rayonnages du sol au plafond, ses fauteuils de cuir usé, une odeur de cuir et de papier qui ne part jamais tout à fait.

Quand j'en ai hérité, je n'avais pas prévu d'y élever des chiens. C'est Montaigne, mon premier ridgeback, qui a décidé pour moi : il dormait sous le grand bureau, entre deux piles d'inventaires, et je me suis dit qu'un chien aussi tranquille méritait une descendance.

Neuf ans plus tard, les portées naissent toujours dans le cabinet. Les chiots apprennent l'escalier de pierre avant de partir, ils grandissent au son des pages qu'on tourne, et nous les nommons tous d'après un auteur — Byron, Brontë, Keats — comme on inscrirait un nom dans un registre.

Un de nos Rhodesian Ridgeback, portrait
Notre philosophie

Élever comme on tient un registre.

Trois principes qui gouvernent chaque décision, de la sélection des parents jusqu'au départ du chiot.

Rigueur documentaire

Chaque reproducteur, chaque portée, chaque résultat de dépistage est consigné. Rien ne repose sur la mémoire ; tout est écrit, daté, signé.

Concrètement : le registre du Cabinet est montré à toute famille qui le demande, avant même une réservation.

Un titre à la fois

Une seule portée par année. Pas parce que la demande manque — elle dépasse largement notre capacité — mais parce qu'une seconde portée simultanée diviserait le temps que chaque chiot reçoit.

Concrètement : la liste d'attente dépasse parfois un an. Nous le disons dès le premier échange.

Tempérament avant tout

Le Rhodesian Ridgeback n'est pas un chien pour tout le monde : indépendant, réservé, parfois têtu. Nous refusons plus de familles que nous n'en acceptons.

Concrètement : l'entrevue précède toujours la visite, et la visite précède toujours la réservation.

Rhodesian Ridgeback, portrait vertical
La vie au Cabinet

Des rues du Vieux-Québec aux Plaines d'Abraham.

Un ridgeback a besoin de bien plus qu'une cour. Nos chiens marchent chaque jour dans les rues pavées du Vieux-Québec — parmi les touristes, les vélos, les cloches des églises — puis courent en liberté sur les Plaines, à dix minutes à pied.

Cette double vie, urbaine et sauvage, façonne un chien calme en ville et énergique en plein air. C'est aussi la meilleure socialisation qui soit : peu de chiots croisent autant d'inconnus, de bruits et de surfaces avant même leur départ.

Les visiteurs qui viennent encore consulter le fonds de livres anciens de mon grand-père — il en reste quelques rayons — croisent souvent une portée en train de dormir près du poêle à bois. Personne ne s'en plaint.

La visite

Venez voir le cabinet avant de décider.

Nous recevons les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots naissent, vous rencontrerez Montaigne, et vous pourrez poser les questions difficiles.

Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez nous : méfiez-vous d'un éleveur qui refuse de vous montrer où vivent ses chiens. C'est le signal le plus fiable qui existe.